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Batelier / batelière

En région

830 personnes exercent ce métier sur les 1 912 620 qui travaillent en région.
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L’évolution récente sur cinq ans du nombre de professionnels dans ce métier est de + 6,0 % pour + 0,5 % en moyenne tous métiers confondus.
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10 % des professionnels sont des femmes, elles sont moins nombreuses qu’en moyenne tous métiers confondus (48 %).
Ce métier recrute particulièrement en région.
Je découvre

Le batelier indépendant bénéficie d'une grande liberté. Il mène une vie de bohème, entre des tâches polyvalentes et des revenus précaires. Le salarié d'une grande entreprise opte, lui, pour un travail et des horaires bien définis. Dans le transport de marchandises, les artisans ont parfois du mal à survivre face à la flotte industrielle. Ils sont alors amenés à s'orienter vers le tourisme fluvial qui offre de belles perspectives.

Les bateliers (aussi appelés mariniers) sont des amoureux des fleuves. Tour à tour techniciens, commerçants et gestionnaires, ils transportent des passagers ou des marchandises. Un métier entre tradition et modernité.

Nature du travail

Transport par voie d'eau

Le batelier transporte des personnes et des marchandises en connaissant parfaitement les fleuves et les canaux. Il accomplit sa mission en parcourant chaque jour les voies d'eau, à bord d'une péniche ou d'un navire industriel

Diversifier son activité

Seul maître à bord, le batelier choisit son voyage, sa marchandise et surveille le chargement. Lorsqu'il se spécialise dans le tourisme fluvial, il propose différents services (restaurant, commentaires, voire hébergement) à ses passagers

Artisanat familial...

On ne devient pas batelier par hasard. Le métier se transmet souvent de père en fils (ou en fille). Le batelier artisan conduit une petite péniche familiale. Il exécute les manoeuvres nécessaires et s'occupe de l'entretien. Il travaille généralement en binôme, parfois aidé d'un matelot

... ou flotte industrielle

Le batelier peut aussi travailler dans la navigation industrielle, constituée par les entreprises de flottes de péniches et de barges. Capables de transporter des milliers de tonnes de marchandises, elles ont besoin d'un équipage complet : des bateliers, mais aussi des capitaines, des mécaniciens, des matelots... À la barre, le capitaine dirige ses collègues, organise les quarts et la vie sur le navire

Compétences requises

Garder ses sens en éveil

Manoeuvrer pendant des heures, nettoyer un pont, commander un équipage... mieux vaut être physiquement résistant pour ce métier. Il faut aussi être capable d'une attention soutenue, car les périodes de conduite sont longues. Seuls des réflexes précis et rapides permettent d'effectuer les manoeuvres délicates. Une vue et une ouïe excellentes sont recommandées

Savoir se débrouiller seul

À bord des petites péniches, il n'y a pas de mécanicien. C'est au patron d'assurer les petites réparations sur le moteur, l'installation électrique, la robinetterie, les niveaux d'huile..

Sens du contact

L'activité touristique fait appel au sens des rapports humains. Le batelier doit accueillir les voyageurs, et veiller à leur confort. Il propose parfois des explications historiques sur certains sites. La maîtrise d'une ou de plusieurs langues étrangères est un plus

En région

68 % des professionnels travaillent dans une entreprise du secteur Transports et entreposage. Ils peuvent aussi exercer dans les secteurs Administration publique.
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59 % travaillent dans des entreprises de plus de 250 salariés, ce qui est plus élevé que la moyenne tous métiers confondus (21 %).

Lieux d'exercice et statuts

S'adapter au mode de travail

L'artisan batelier doit être très polyvalent pour assurer les tâches administratives, mécaniques... Il peut aussi travailler pour le compte d'une grande entreprise et se voir alors confier au contraire des tâches bien définies dans un domaine précis , l'activité est très différente selon les fonctions et les statuts. Le contact humain s'avère essentiel dans le transport de touristes. La gestion administrative prime quand on achemine des marchandises

Statut indépendant ou salarié

Le statut d'artisan permet au batelier d'être propriétaire de son bateau. Travailleur indépendant, ses conditions de vie sont proches de celles des personnes itinérantes. Ses revenus sont aléatoires... compensés par une grande liberté d'action

En revanche, le batelier salarié d'une flotte industrielle travaille sous les ordres d'un patron. Le travail se fait alors par roulement d'équipes, selon un rythme dépendant du type de bateau (tous les 7 jours en moyenne)

En région

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81 % des salariés dans ce métier sont en emploi stable (CDI ou fonctionnaires), ce qui est moins élevé que la moyenne tous métiers confondus (85 %).
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9 % travaillent à temps partiel, ce qui est inférieur à la moyenne tous métiers confondus (18 %).
100 % exercent ce métier avec le statut Ouvriers.
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La moitié des salariés exerçant ce métier en région gagnent plus de 2 280 net par mois à temps plein, ce qui est plus important que les 1 850 tous métiers confondus.

Le marché du travail

 

Tourisme fluvial en hausse

Le tourisme fluvial est en plein essor. De nombreuses animations sont proposées aux voyageurs : du simple passage d'une rive à l'autre aux promenades et croisières. Les formules proposées par les bateliers se diversifient en conséquence : certaines péniches se transforment en restaurants, voire en véritables hôtels

D'abord la flotte industrielle

Le secteur le plus florissant reste cependant la flotte industrielle. Les grosses péniches concurrencent parfois la route et le rail en transportant, entre autres, des matières dangereuses ou de gros tonnages. À côté, les artisans ont parfois du mal à suivre...

À chaque emploi sa catégorie

Le poste de patron batelier est souvent l'aboutissement d'une carrière de marinier. Les emplois spécialisés correspondent à des catégories du certificat de capacité : catégorie CP (convoi poussé), catégorie MD (marchandises dangereuses), catégorie P (passagers)

Rémunération

Salaire du débutant

Du Smic à 2000 euros brut par mois

En région

39 % des marins salariés juniors (moins de 30 ans) sont diplômés d'un Baccalauréat (général, technologique, professionnel).

Accès au métier

 

Le CAP ,et le bac pro transport fluvial sont les diplômes de base pour exercer dans la batellerie industrielle, du matelot au capitaine de pousseur.

Ils intègrent notamment des attestations ou certificats insdipensables pour organiser et gérer une mission de transport , : ,attestation spéciale passagers (ASP), certificat de conduite au radar (CCR), attestation de capacité professionnelle (ACP), certificat de capacité de conduite (permis de conduire), habilitation électrique...

    Niveau CAP
  • CAP transport fluvial,
    Niveau BAC
  • Bac pro ,transport fluvial.
Les chiffres clés

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Les formations

21 formations correspondent à ce métier

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