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Visiteur/euse médical/e

En région

38 970 personnes exercent ce métier sur les 1 912 620 qui travaillent en région.
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L’évolution récente sur cinq ans du nombre de professionnels dans ce métier est de – 3,3 % pour + 0,5 % en moyenne tous métiers confondus.
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41 % des professionnels sont des femmes, elles sont moins nombreuses qu’en moyenne tous métiers confondus (48 %).
Ce métier recrute particulièrement en région.
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Représentant de l'industrie pharmaceutique, le visiteur médical fait le lien avec les professionnels de santé amenés à prescrire des médicaments. Sa mission : informer ces derniers sur les produits dont il assure la promotion.

Responsable d'une zone géographique, le visiteur médical fait la tournée des cabinets médicaux, des hôpitaux et des officines pour le compte d'un laboratoire pharmaceutique. Il informe les médecins, chirurgiens-dentistes, vétérinaires, praticiens hospitaliers ou pharmaciens sur les nouveaux produits qu'il représente. Avec, pour objectif, de faire grimper la courbe des ventes de son employeur. Une condition pour l'exercer : posséder un diplôme national à bac + 2 et la carte professionnelle.

Nature du travail

Un commercial qui ne vend pas

En première ligne face aux professionnels de santé, le visiteur médical assure la promotion d'un ou de plusieurs produits pour le laboratoire pharmaceutique dont il dépend. Mais, attention ! S'il cherche à convaincre son interlocuteur de prescrire sa dernière innovation plutôt qu'une autre, il n'a pourtant rien à vendre. Une charte lui interdit même de donner des échantillons aux praticiens. Par ailleurs, un changement en profondeur de la profession est à l'étude, prônant une intervention non plus individuelle des visiteurs mais collective au sein des hôpitaux.

Une information de qualité

Il doit être capable de répondre aux questions de ses divers interlocuteurs sur la tolérance, l'efficacité, la posologie de ses produits... Les informer sur de nouvelles études ou indications. S'il n'est pas un auxiliaire paramédical, son activité s'inscrit dans le Code de la santé. Après sa visite, il rédige un compte rendu qu'il transmet à son directeur régional. En relayant les observations du corps médical sur d'éventuels effets secondaires, il favorise le dialogue entre le corps médical et l'industrie pharmaceutique.

Des connaissances à jour

Pour suivre l'actualité de ses produits, il s'appuie sur les plaquettes de communication de son laboratoire et participe à des séminaires de formation. Son information est établie dans un cadre strict, dans l'intérêt des patients. Il s'adapte aussi à la politique commerciale de son labo en se rendant à des réunions de secteurs animées par les responsables régionaux.

Compétences requises

Commercial et persuasif

La concurrence est vive entre les laboratoires pharmaceutiques : des millions sont en jeu. Les meilleurs atouts du visiteur médical restent son aptitude à argumenter et ses qualités relationnelles. Sans pour autant passer en force ou inciter outre mesure. Tenace, dynamique, il sait prendre des initiatives et faire preuve de rigueur et de méthode dans ses présentations aux médecins. Une bonne résistance physique et nerveuse s'impose.

Du goût pour les sciences

Les médicaments ne sont pas tout à fait des produits comme les autres. Son intérêt pour les produits à caractère scientifique et médical doit rester constamment en éveil. Ce qui implique de se former tout au long de sa vie professionnelle pour rester crédible auprès des professionnels de santé. La fameuse AMM (autorisation de mise sur le marché), il connaît bien...

En région

42 % des professionnels travaillent dans une entreprise du secteur Commerce ; réparation d'automobiles et de motocycles. Ils peuvent aussi exercer dans les secteurs Activités de services administratifs et de soutien ; Activités immobilières ; Construction.
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33 % travaillent dans des entreprises de 10 à 49 salariés, ce qui est plus élevé que la moyenne tous métiers confondus (22 %).
Des horaires chargés

Le visiteur médical voit en moyenne 5 à 6 clients par jour, à leur cabinet, à leur officine ou à l'hôpital, selon le cas. Son carnet de rendez-vous est donc souvent chargé. Ses horaires sont irréguliers, car il doit s'adapter aux contraintes horaires des praticiens. Sans oublier le temps passé dans les salles d'attente.

Une grande autonomie

Responsable d'un secteur géographique, il passe beaucoup de temps à sillonner les routes. Un avantage : il travaille seul et gère lui-même sa tournée. Ses interlocuteurs ? Médecins, chirurgiens-dentistes, vétérinaires, praticiens hospitaliers, mais aussi pharmaciens d'officine pour les produits délivrés sans ordonnance. Il peut se spécialiser dans un secteur médical.

La course aux résultats

Comme tout commercial, il est soumis à une très forte pression : mise en concurrence permanente et course aux résultats. Le plus souvent salarié d'un laboratoire pharmaceutique, il travaille parfois pour une société prestataire de services. Il est alors « multicarte ».

En région

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92 % des salariés dans ce métier sont en emploi stable (CDI ou fonctionnaires), ce qui est plus élevé que la moyenne tous métiers confondus (85 %).
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10 % travaillent à temps partiel, ce qui est inférieur à la moyenne tous métiers confondus (18 %).
85 % exercent ce métier avec le statut Professions intermédiaires.
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La moitié des salariés exerçant ce métier en région gagnent plus de 2 490 € net par mois à temps plein, ce qui est plus important que les 1 850 € tous métiers confondus.

Salaire

Salaire du débutant

1800 euros brut par mois.

Salaire variable selon les laboratoires, l'expérience et la zone géographique couverte. Un fixe auquel il faut rajouter des primes selon le volume des prescriptions.

Intégrer le marché du travail

Une profession en perte de vitesse

On compte 12 000 visiteurs médicaux. Une profession jeune, puisque 70 % d'entre eux ont moins de 50 ans. Cependant, avec les nombreux plans sociaux dans les laboratoires, et la diminution du nombre de médecins généralistes, les effectifs sont en diminution depuis quelques années.

Des bassins d'emploi

La situation de l'emploi présente de fortes disparités régionales. Les laboratoires sont surtout concentrés en Ile-de-France (15 % des emplois), Rhône-Alpes, Côte d'Azur, le Centre et la Haute-Normandie. Il est plus facile de débuter en région parisienne et dans le Nord de la France que dans le Sud.

Une fonction tremplin

Après quelques années, un professionnel peut devenir délégué auprès des médecins spécialistes à l'hôpital. Il peut aussi gravir les échelons et devenir directeur régional pour encadrer une équipe de visiteurs médicaux ou encore évoluer dans l'entreprise vers le marketing ou la publicité.

En région

62 % des attachés commerciaux juniors (moins de 30 ans) sont diplômés d'études supérieures.
31 % des personnes exerçant ce métier sont diplômées de la filière de formation Fonctions transverses des entreprises et des administrations, elles peuvent aussi être diplômées de la filière Formations générales (bac) ; Commerce, vente ; Formations industrielles ; Fonctions transversales de la production.

L'accès à la profession est réglementé. Deux voies de formation possibles : des licences professionnelles en 1 an, accessibles après un bac + 2 ou une formation de  9 à 12 mois, reconnue au RNCP, également proposée après un bac + 2 par des organismes habilités. Le titulaire peut alors obtenir sa carte professionnelle. Celle-ci est délivrée par le CPNVM à la demande de l'employeur lors de la première embauche, et renouvelée chaque année à l'initiative de l'entreprise. Autre parcours possible : exercer en tant que Délégué pharmaceutique pendant 3 ans, avant d'obtenir le titre de Visiteur médical par la VAE.

Niveau bac + 3

Licences pro métiers de la promotion des produits de santé

Titre de "Visiteur médical"

Les formations

30 formations correspondent à ce métier

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